A l'enragé du Val de Grâce
Cher Président de la Grande République Démocratique Algérienne (la vôtre, je l'avoue, fait rêver tous les humanistes en rang par deux, et ils sont nombreux!),
J'aimerais que l'on se tutoie dans cette salve fraternelle car, je te l'apprends, notre Histoire s'est un jour croisée dans ce pays si convoité : pied-noir et fils de pied-noir, je m'autoriserai donc cette familiarité.
Tu annonces à grand fracas que la France a procédé à un génocide sur ton peuple, comparable à celui des nazis sur les juifs. Soit! Je passerai rapidement sur l'incohérence historique qui te fait parler de peuple algérien en 1830 alors que le territoire de la future Algérie portait le nom de Régence Turque d'Alger et que les relations entre les différentes peuplades se résumaient à des batailles pour préserver ses "frontières" voire dans le meilleur des cas, à du commerce humain (esclavage?), où l'on échangeait allègrement du Chrétien, du Juif, ou du Noir en toute amitié. (Il est vrai que ni le MRAP ni la LICRA n'avaient été mis au parfum). Tu me diras que c'est un détail de l'histoire. Soit!
Mais comment expliques-tu le nombre croissant de demandes de visas pour la France de ces génocides?
Camarade, il faut les informer de l'erreur qu'ils commettent!
J'ai bien une autre version mais elle ne va pas te plaire.
Ton indépendance est un gâchis, un raté.
Ton régime marxiste n'a laissé que ruines et cendres et tu aimerais bien noyer le poisson pour camoufler ton échec et ceux de tes prédécesseurs.
Toi-même tu viens faire soigner tes plaies chez les nazis au Val de Grâce, est-ce bien raisonnable?
N'aurais-tu pas confiance dans la médecine de la Grande République Démocratique Algérienne?
Pour conclure, camarade, tu me pardonneras si je t'ai laissé des écoles, des lycées, des routes, des voies ferrées, des hôpitaux... Quelques villes... Je sais, c'est peu, mais vois-tu, tu ne m'auras pas laissé le temps, aidé il est vrai par un Général qui a perdu les pédales en cours de route (c'est une autre histoire).
Camarade, soit beau joueur et arrête de pleurnicher, ton indépendance s'est crashée en plein vol.
C'est beau la France, c'est généreux et ça te fait b..... aver.
Tu sais c'est si bon d'être français!
Philippe Domenech